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Selon moi, il n'y a pas de mystère: si certains des anciens parfums de Guerlain ont traversé le temps, ce n'est pas en raison d'une publicité effrénée, c'est parce qu'ils sont magnifiques. On aime, ou non, Shalimar, Mitsouko, L'Heure Bleue, et les autres, mais je pense qu'on est obligé de reconnaître leur harmonie, l'équilibre de leur composition, et la richesse de l'imaginaire qu'ils évoquent.
Je n'en dirai pas autant des créations récentes. Pour moi, la grande parfumerie de Guerlain s'est arrêtée avec Samsara, il y a déjà une vingtaine d'années (eh oui!). Je ferais néanmoins une exception pour "Rose Barbare", qui me fascine.
C'est pourquoi je me suis laissée tenter par la réédition du délicieux Liu, un parfum qui n'est pas sans évoquer quelque peu L'Heure Bleue, mais en moins sucré,ou le N°5 de Chanel, en plus délicat, un parfum des années 30, né sur l'une des grandes vagues extrême-orientalistes qui scandent régulièrement notre culture, un parfum autrefois présenté dans une évocation de tabatière chinoise, en cristal noir, et qu'on a, hélas, "collé" dans un flacon aux abeilles, qui ne lui va pas du tout, avec une poire amovible non fixée, qui m'a fait renverser et vider la moitié du flacon au Bon Marché, dans l'indifférence générale, (du coup, fort dépitée, je l'ai acheté chez Guerlain, en face!) Enfin, "qu'importe le flacon..."
Il valait d'autant mieux en profiter que, si j'ai bien compris, c'est une édition limitée...
(photos du haut: leur magnifique vitrine, qui évoque pour moi une sorte de grotte féerique, aux stalactites de crépon blanc).